5 étapes pour bien choisir et accueillir un chiot

Le choix, l'accueil et l'éducation d'un chiot sont des décisions importantes et chaque étape est un élément déterminant de la qualité de votre future relation.

C’est décidé, vous allez accueillir un chiot chez vous, en faire un chien heureux et bien dans ses pattes !

Vous imaginez déjà vos moments de complicité, vos longues marches dans la nature, vos jeux… Vous anticipez le regard confiant de votre compagnon, et son indéfectible attachement à votre personne et votre famille.

Oui, Ce lien si fort qui se crée entre un chien et son humain est à votre portée.

Cependant, il ne se crée pas tout seul et en tant qu’humain, il vous reviendra de faire le nécessaire pour faire de ce rêve une réalité de tous les jours.

Mais comment faire me direz-vous ?

Comment choisir son chiot ?

Dans un premier temps, il est indispensable que le choix de votre futur chien se fasse de façon réfléchie en fonction des critères physiques que vous désirez mais aussi (surtout !) en fonction de votre mode de vie et de vos habitudes.

Si vous rêvez d’un Shetland mais que la perspective de longues séances de brossage ou de poils s’accrochant partout dans la maison vous effraie, il vous faudra revoir la question. Se dire « je m’adapterai » n’est jamais un bon calcul car les mois et les années passant, ce qui vous semblait une contrainte mineure deviendra une horrible corvée et vous en voudrez à votre chien…d’être ce qu’il est !

Si vous êtes davantage canapé que course à pied, vous n’aurez pas d’intérêt à jeter votre dévolu sur une race de chien débordante d’énergie qui vous sollicitera plusieurs heures par jour !

A l’inverse, si vous aimez les longues marches en forêt, vous serez frustré(e) avec un pépère qui ne demande qu’à faire la sieste au coin du feu…

Le sexe de l’animal peut également avoir son importance selon votre volonté de le faire stériliser ou pas. Un mâle entier peut être compliqué à canaliser lorsqu’il sent la présence d’une femelle en chaleur d’autant qu’il peut la sentir à des kilomètres à la ronde ! la femelle en chaleur devra être surveillée de près et tenue en laisse, l’habitation protégée contre les saignements etc.

Certaines personnes auront davantage intérêt à porter leur choix sur un chien déjà adulte et éduqué en fonction du temps dont ils disposent ou s’ils ne souhaitent pas passer des heures à mettre en place une éducation de base.

Vous l’aurez compris, une relation harmonieuse passe par le choix judicieux de votre futur compagnon.

Qu’il soit racé ou croisé, votre chien doit vous correspondre et s’intégrer à votre mode de vie.

Cette délicate étape peut être accompagnée par un professionnel qui connaît bien les chiens et qui en fonction de vos souhaits, de vos habitudes, de vos critères, saura vous guider afin d’être certain(e) de faire le choix qui vous correspond.

Mais le choix de votre petit compagnon ne s’arrête pas à la détermination de sa race.

choisir race du chiot
Le choix de la race de son futur chien est une affaire sérieuse

Choix de l’élevage

Tout comme un bébé humain, un bébé chiot a des besoins spécifiques dont le respect est la garantie d’un animal en bonne santé physique et mentale.

Il y a de très bons élevages, tenus par des personnes passionnées et compétentes. Malheureusement certains n’ont pas le même degré d’exigences… Là comme partout, le meilleur côtoie souvent le pire !

La loi interdit la vente de chiot ayant moins de 8 semaines. Donc lorsque vous irez chercher votre loulou, il aura au moins 2 mois auxquels s’ajoutent les 2 mois qu’il a passé in-utero.

Ces deux périodes sont essentielles dans le développement du chiot et il va les passer dans son lieu de gestation et de naissance. Autrement dit, vous n’avez aucune connaissance des événements qui se seront déroulés durant tout ce temps et vous devrez faire confiance au vendeur.

Si par exemple le chiot est issu d’une mère que l’on a forcée à la saillie, le stress de sa mère lui sera transmis. Ce stress ne sera pas forcément apparent mais sera source de grandes difficultés ultérieures.

De même, un chiot qui n’a pas été stimulé, à qui l’éleveur n’a pas proposé de multiples expériences positives, qui aura été séparé trop tôt de sa mère…peut présenter des troubles de développement malheureusement irréversibles

On peut également citer les cas de chiots issus de parents présentant certaines caractéristiques. Si vous arrivez dans un élevage et que la mère du chiot que vous convoitez vous saute dessus, il y a de très grandes chances que le chiot soit également un adepte du saut (ce qui n’est pas forcément une tare en soi mais mieux vaut le savoir !). Si les parents ont des comportements de prédation, la portée aura cette prédisposition et il faudra éduquer le chien pour canaliser cette caractéristique lorsqu’elle se manifestera.

Méfiez-vous donc du « coup de cœur » et n’hésitez pas à visiter plusieurs structures et à vous assurer des conditions dans lesquelles les chiots vivent. Pouvez-vous voir les parents ? La mère est-elle encore présente près de sa portée ? Les animaux sont-ils manipulés, sortis, habitués à diverses stimulations ?… L’accompagnement d’un professionnel canin qui connaît le milieu de l’élevage et les conditions nécessaires à une garantie de qualité peut vous être très précieuse.

Un mot concernant les achats dans des animaleries ou salons du chiot. Je ne saurai trop vous les déconseiller. Souvent produits par des mères forcées à la saillie et trop jeunes ou trop âgées, n’ayant connu que les cages des usines à chiots, ayant parfois voyagé dans des conditions éprouvantes, ces chiots ont accumulé différents stress importants depuis leur conception jusqu’au moment de leur mise en vente. Les risques de troubles majeurs du développement sont considérables.

C’est la qualité de vos 10 à 15 prochaines années qui se joue, soyez vigilant(e) !

Vous avez choisi votre petit compagnon et après différentes visites, vous savez à quel élevage vous allez vous adresser.

panier

Préparer l’arrivée du chiot

L’arrivée d’un chiot se prépare bien avant le jour où pour la première fois, il posera ses petites pattes chez vous.

Il vous faudra réfléchir à l’aménagement de l’espace, vous procurer le matériel de base (collier, laisse, petits jouets, panier…) et la nourriture que vous lui destinez, déterminer son lieu de repas et de sommeil, mettre en sécurité les objets fragiles, etc.

Pensez également à vous renseigner sur les vétérinaires qui exercent à proximité de chez vous.

Si vous avez des enfants, préparez-les à l’arrivée de ce nouveau membre du foyer et à la façon dont il leur faudra se comporter à son arrivée. Surtout ne pas se précipiter sur le pauvre loulou qui sera déjà bien perturbé par tout ce qui lui arrive !

D’autres animaux sont déjà présents chez vous ? Vous pouvez aussi les préparer en amenant des odeurs de l’élevage par exemple, en réaménageant en amont les espaces si c’est nécessaire.

Tout ce que vous pourrez faire avant l’arrivée du nouveau petit chien est à réaliser afin d’être pleinement disponible pour vous consacrer à lui lorsqu’il fera son entrée dans vos vies !

Enfin, vous devrez réfléchir à ce que vous prévoyez d’accepter et ce que vous ne pourrez pas tolérer.

chien canape

Votre chiot sera-t-il autorisé à monter sur votre beau canapé ? Si c’est oui, sachez que lorsqu’il aura sa taille adulte, il vous sera difficile de l’en déloger ! Peut-être pas très grave pour un Chihuahua mais si vous avez craqué sur une race géante, l’affaire peut devenir compliquée et le chien ne comprendra pas que vous lui interdisiez brusquement ce qui était jusque-là toléré ou même encouragé !

Ces décisions se prennent avec tous les membres de la famille et les règles doivent être appliquées par tous de la même façon. Un des besoins fondamentaux du chien est la cohérence du milieu dans lequel il vit. On peut faire l’analogie avec l’enfant à qui l’un des parents refuse quelque chose quand l’autre l’autorise : à court terme l’enfant est content puisqu’il finit par obtenir ce qu’il veut mais il ne peut se sentir pleinement sécurisé dans ce cadre si changeant !

Si vous devez réaménager un peu vos routines habituelles, c’est le moment de commencer. Ainsi vous serez rôdé(e) le jour J.

Vous adorez faire la grasse matinée. Comme je vous comprends ! Sauf que Snoopy risque de ne pas être du même avis et son envie pressante du petit matin n’attendra pas l’heure du brunch ! En période d’apprentissage de la propreté, avouez que ce serait dommage de ruiner tous vos efforts. Et si vous vous levez en pestant et expédiez la corvée pour aller vite vous recoucher, on s’éloigne déjà des bases d’une bonne relation…

Le mieux est alors de commencer à vous lever de plus en plus tôt avant l’arrivée de votre chiot et ainsi être fin prêt(e) dès le premier matin !

Le jour J !

arrivee du chiot

Votre loulou est enfin là !

Pour vous c’est un grand jour mais sachez que pour lui, le cœur n’est pas à la fête. Il vient de quitter son lieu de naissance et sa fratrie, il n’a pas de repères et est aussi à l’aise que vous si on vous débarquait sur la planète Mars !

Alors, soyez patient : ce n’est pas dans les premiers jours qu’il faut faire défiler famille et amis pour admirer votre nouveau compagnon. Laissez-lui le temps d’apprivoiser son nouvel environnement, restez avec lui en permanence. Vous deviendrez très vite son humain de référence en qui il placera sa confiance.

Assurez-vous une liberté totale pour accompagner ses débuts dans votre vie. Une période de vacances par exemple est idéale.

Durant la première semaine, vous allez vous focaliser sur les aspects essentiels à la bonne santé de votre animal et de votre relation.

Pour ce qui est de sa santé physique, votre vétérinaire saura vous accompagner et vous apporter toutes les explications nécessaires.

Mais la santé mentale et émotionnelle de votre chiot est tout aussi importante ! L’idéal serait que chaque nouveau propriétaire de chien ait le réflexe de faire appel à un éducateur-comportementaliste à l’arrivée du chiot, ce qui est rarement le cas. Par conséquent, lorsque ces professionnels sont appelés c’est une fois que les problèmes sont sérieux et bien ancrés.

Le professionnel canin appréciera d’être sollicité en prévention : c’est la garantie que vous et votre chien partez sur de bonnes bases et que vous aurez en main les clés nécessaires pour établir la meilleure des relations possibles.

Il vous expliquera les modes de communication de l’espèce canine, les besoins fondamentaux de votre nouveau compagnon, les besoins particuliers de la race que vous avez choisie, etc.

Oui, la prévention a un coût mais il faut garder à l’esprit qu’une rééducation et une réhabilitation de chien coûte beaucoup plus cher en argent, en temps et en investissement à y consacrer ! Sans compter les désagréments subis jusqu’au moment où il est décidé de se faire aider…

L’apparition de la peur chez le chiot a lieu vers 8 semaines,

C’est à dire généralement à la période où il arrive dans son nouveau foyer.

Vous pouvez donc avoir un chiot qui les premiers jours semblera bien s’adapter et qui brusquement présentera des comportements de recul ou de blocage. C’est un phénomène normal et vous devrez rassurer votre loulou sans pour autant le surprotéger. Votre propre comportement à ce moment-là sera déterminant.

La période de socialisation se termine vers 4 mois. Tout ce que le chien n’aura pas encore vu, entendu ou testé de façon agréable pour lui sera inconnu et susceptible d’engendrer des attitudes méfiantes voire de rejet par inquiétude.

Également, tous les sens qui n’auront pas été sollicités seront irrémédiablement détruits. C’est le phénomène de l’apoptose. D’où le grand intérêt à faire vivre un maximum d’expériences positives à votre jeune chien avant ce terme.

Donc, les deux mois suivant l’arrivée de votre chiot devront être consacrés à lui faire découvrir de très nombreuses situations possibles : tous types d’humains, d’animaux, d’odeurs, de bruits, d’environnement etc.

Pas de panique cependant, il y aura toujours des choses qui n’auront pas été vécues avant les 4 mois et qui se passeront bien si la richesse des expériences antérieures permettent au chiot d’y faire face avec un seuil d’émotivité suffisamment haut

Je vous parlais plus haut de la « santé de votre relation » : quand votre jeune chien arrive chez vous, il a tout à apprendre !

Découvrir son nouvel environnement, les bruits du quotidien et les odeurs, les différents membres du foyer, l’endroit où il mange, où il doit dormir…

Collier, harnais, laisse…Si l’élevage d’où il provient l’a familiarisé avec ce matériel, tout va bien sinon ce sont de nouvelles découvertes à intégrer

Observez attentivement la façon dont votre protégé vous communique ses différents besoins : comment se comporte-t-il lorsqu’il veut faire pipi ? Quand il a sommeil ? Quand il veut de l’attention ? etc.

Les réponses que vous lui apporterez seront déterminantes dans la construction de votre relation.

Il vous faudra être un guide bienveillant et patient et ne jamais vous emporter tout en étant déterminé dans ce qui vous semble important à mettre en place. Si vous avez décidé que le chiot doit dormir dans son panier ou dans sa cage (mais non, ce n’est pas un vilain mot ! J’aurai l’occasion de vous en reparler dans un autre post 😉) c’est là qu’il doit dormir. Quitte à ce que vous déplaciez son couchage près de vous au début ou que vous-même alliez dormir à côté de lui, sur le canapé du salon par exemple.

L’éducation du chiot, par quoi commencer ?

Vous ne voulez probablement pas un chien de cirque mais souhaitez quand même que votre petit compagnon apprenne les comportements nécessaires pour une vie sociale et familiale harmonieuse.

Il est très désagréable de se promener avec un chien qui vous tracte au bout de sa laisse, qui agresse verbalement ou physiquement les congénères qu’il croise, qui saute sur les personnes que vous rencontrez…

Et que dire du chien qui aboie toute la journée, qui ne peut pas rester seul un moment, qui vous dévaste l’habitation en un rien de temps ?

Les exemples sont nombreux de comportements qui bien que normaux pour le chien, ne peuvent être acceptés dans notre vie commune avec lui.

Le premier apprentissage que vous voudrez mettre en place sera probablement celui de la propreté. Il vous faudra être attentif à sortir votre petit compagnon très souvent et à chaque fois qu’il a mangé, bu, joué ou dormi. Avec de l’attention, des félicitations et de la cohérence, vous aurez très rapidement les résultats attendus.

Le rappel pourra également être initié dès le début. Bien sûr, vous n’allez pas demander à Snoopy de se tenir à 50 m et de revenir sur commande ! Mais le chiot ayant une tendance naturelle à suivre son individu de référence, il vous sera facile de mettre le mot « Viens » à chaque fois qu’il se dirigera vers vous et à le féliciter chaudement. Nul doute que vous allez vous faire un copain !!

A 2 mois, il n’est pas question d’apprendre au chiot des « ordres » compliqués, de le faire marcher au pied ou d’attendre de lui qu’il vous comprenne au regard !

éducation du chiot

L’éducation du chiot doit être commencée assez vite mais en tenant compte de son âge !

Mais c’est le moment de mettre en place ce qui sera la base de son éducation future.

Pour cela, je recommande vivement de fréquenter une maternelle pour chiots.

Votre chiot y apprendra à côtoyer toutes sortes d’autres races et d’autres humains, il apprendra de façon ludique des notions qui lui seront essentielles comme se laisser manipuler, s’asseoir et se coucher sur demande, attendre avant d’obtenir quelque chose, se focaliser sur vous, ne pas toucher etc.

Tous ces apprentissages sont réalisés de façon douce et plaisante, les chiots passent un bon moment et pour leurs propriétaires, ce sont de joyeux moments de partage !

Une longue vie vous attend en compagnie de votre nouveau compagnon. Il a besoin de vous et de vous faire confiance. Les bases que vous jetterez durant ces premières semaines seront déterminantes dans la qualité de votre future relation.

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